samedi 27 mars 2021

Cahier technique

 

Seitaï

L'élaboration d'un cahier technique, constitué de vidéos pour expliquer en détails les différents exercices, est maintenant mis en ligne sur :

    https://seitailife.blogspot.com/

jeudi 11 mars 2021

Nouvelle définition

Seitaï

En ce début d'année 2021, je vous propose une nouvelle définition du Seitaï :

Sei (harmonie, équilibre), taï (l'ensemble du corps),

C'est une éducation physique traditionnelle du Japon, qui vise à améliorer l'équilibre du fonctionnement vital de l'être humain.

La particularité du Seitaï est de proposer des exercices spécifiques ou globaux, qui s'accompagnent toujours d'une visualisation des effets de la respiration, sur le plan physique, psychique, et subtil (visualisation de la présence et de la circulation du Ki).

Le Seitaï est un trésor de la culture japonaise !

vendredi 29 mai 2020

Inspirer par la colonne vertébrale

Seitaï
Dans l'article précédent, "routine de stimulation des pieds", est évoqué la technique d'inspiration par la colonne vertébrale.

Rappelons d'abord que le Ki, source vitale, profite de la respiration pour circuler dans notre corps, en passant par l'intérieur de la colonne vertébrale, dans le canal d'épendyme, pour se diffuser à travers tout l'organisme en passant par les nerfs.

Cette technique d'inspiration dans la colonne vertébrale consiste, au moment de l'inspiration, à être très attentif à ce qui se produit à l'intérieur et tout le long du rachis.
Une difficulté est de faire attention à ne pas intervenir sur le déroulement de l'inspiration pendant qu'elle se produit, c'est à dire à ne pas allonger ou forcer sur l'inspiration, mais au contraire la laisser se faire en toute liberté, sans être "déformée" par notre volonté.

Il est connu qu' Haruchika Noguchi, le fondateur du Seitaï, avait très souvent recours à cette technique, pour lui-même, car il était si occupé avec son travail pour les autres, qu'il n'avait plus beaucoup le temps de pratiquer tous les exercices qu'il avait élaboré.
En un instant, il pouvait de cette façon accentuer très fortement la circulation du Ki dans la colonne, et se libérer des tensions qui s'étaient accumulées.

En utilisant cette technique, il se produit très souvent un phénomène de mouvement dans la colonne, qui peut faire "claquer" une ou plusieurs vertèbres, un peu comme lorsque l'on se fait manipuler par un chiropracteur ou un ostéopathe, à la différence que la force qui permet ce résultat ne provient pas d'un intervenant extérieur, mais de l'intérieur de notre propre corps !

Le praticien qui manipule son patient va profiter du petit temps mort à la fin de notre expiration pour exercer sa technique, parce que c'est le court moment où notre corps est le plus "vulnérable".
Dans la technique d'inspiration par la colonne, c'est au contraire au moment de l'inspiration, quand le corps se contracte naturellement, que les effets se produisent.  
C'est toujours très agréable, libérateur.

Cette technique peut être appliquée pendant les bâillements et les éternuements :
Au moment de l'inspiration, si nous laissons une totale liberté de mouvement à la colonne vertébrale, elle va prendre la forme d'un arc (une hyper-extension) ce qui peut provoquer ces "claquements vertébraux" tout le long de la colonne, de la nuque jusqu'au sacrum. De cette façon, les éternuements n'impliquent plus forcément l'expulsion qui suit l'inspiration, quand le souffle se projette brutalement.
Nous pouvons alors conclure que le réflexe d'éternuement, communément provoqué par une excitation de la muqueuse nasale, peut aussi être provoqué par la nécessité pour la colonne vertébrale de se libérer des tensions excessives.      

mercredi 27 mai 2020

Routine de stimulation des pieds



Seitaï



Les pieds sont trop souvent négligés, oubliés, contrariés par des journées passés à l'intérieur de chaussures pas toujours confortables. Pas facile pour nos pieds de toujours bien respirer.

L'expression "avoir déjà un pied dans la tombe", peut nous encourager à prendre soin de nos pieds !

Je vous propose une routine de stimulation des pieds, qui a également pour objectif de ressentir l'état général de ces derniers :

Assis, les jambes étendues devant soi, les deux pieds écartés à la largeur du bassin. Pieds parallèles.

En introduction, essayez de faire "le petit éventail", c'est à dire essayez d'écarter les orteils, sans toutefois les ramener pliés vers soi.
Ensuite c'est "le grand éventail", qui consiste à écarter également les bras, les doigts, et "inspirer par la colonne vertébrale*", avant de rester un instant en rétention du souffle tout en maintenant sa position, puis relâcher le souffle et la posture.
Essayez toujours de ressentir les effets que cela vous procure. Donc faire, et ressentir ce que vous faites. Restez attentif à chaque instant.

- Puis, vous allez poser la jambe gauche sur la cuisse droite (jambe gauche plus haut que le genou droit), de manière à pouvoir tourner votre pied gauche avec la main droite, pour solliciter l'articulation de la cheville gauche.
Au moins 20 tours de pieds dans chaque sens, et pour chaque pied.
N'oubliez pas de toujours rester attentif à vos sensations, particulièrement à ce que vous sentez dans vos chevilles.
Effectuez les mouvements ni trop rapidement, ni trop lentement, fermement mais sans force excessive (n'allez pas détacher votre pied !).

- Ensuite, ce sont les tapotements sur toute la surface des pieds :
Commencez avec le pied gauche (la cheville gauche est posée sur la cuisse droite : toujours plus haut que le genou droit).
Les tapotements s'effectuent avec les deux points fermés (fermés sans être trop serrés) aux niveaux des articulations entre les premières et deuxièmes phalanges.
Les tapotements s'effectuent d'abord sur les bouts des orteils, puis vers les racines des orteils, et progressivement sur toute la surface du pied, dessus, dessous, jusqu'au talon, sans oublier les côtés des pieds.

- L'étape suivante consiste à faire jouer les articulations des orteils, dans tous sens. Il y a 14 articulations par pied : 2 pour le gros orteil, et 3 pour chacun des quatre autres orteils.
Commencez avec le pied gauche.
Avec les deux mains en même temps, tournez les orteils dans tous les sens, toujours attentif à vos sensations, et toujours ni trop lentement ni rapidement.
Vous pouvez insister davantage sur les gros orteils, si vous souhaitez agir pour vous soulager l'esprit d'un poids encombrant. En effet, les gros orteils sont reliés avec l'activité cérébrale : quand il y a trop de choses qui tournent et stagnent dans la tête, les gros orteils ont tendances à se raidir.
Cette remarque est valable aussi pour les pouces des mains.

- La suite de notre routine nous amène à prendre une jambe (commencez avec la gauche), pour la secouer au dessus du sol, avec le pied correspondant complètement relâché, de façon à ce que le pied soit vigoureusement secoué verticalement, ceci ayant pour but d'agir sur le tendon d'Achille.
Les tendons d'Achille, eux aussi ont tendances à se raidir quand nous sommes contrariés par une charge trop présente au niveau de notre esprit. Nous allons de la sorte favoriser un relâchement des tendons d'Achille pour évacuer la surcharge présente dans la tête.
Pendant que vous secouez le pied gauche, celui-ci doit être placé sur la gauche de votre cuisse droite. Quand vous secouez le pied droit, celui-ci doit être à droite de la cuisse gauche.
Donc les jambes ne se croisent pas pendant ce mouvement.

- Enfin, comme il a déjà été fait au départ, vous allez à nouveau effectuer "le petit éventail", puis "le grand éventail", en essayant de comparer les sensations maintenant avec ce que vous avez ressenti lors de la première exécution de ces deux mouvements.

J'ajouterai qu'il convient pendant tout le temps de cette routine, de garder une posture convenable avec son buste, c'est à dire ne pas s'avachir. Garder le buste plutôt vertical.
Attention à ne pas tomber dans le piège de vouloir trop bien faire, et alors d'être trop raide. C'est toujours une question d'équilibre, de juste milieu.

Je vous invite à pratiquer cette routine aussi régulièrement que possible, l'idéal étant chaque jour...

* voir l'article suivant : "Inspirer par la colonne vertébrale"

mardi 19 mai 2020

Virus, hygiène, éducation.

Seitaï
Tout le monde a donné son, ses avis sur cette crise mondiale inédite actuelle.
Pourrais-je me permettre de donner le mien ?
Contentons-nous de tenter d'exprimer le point de vue Seitaï sur cette situation.

Mais d'abord, j'aimerais revenir sur ce qui était dit, en France, par les médias au tout début de la découverte de ce virus :

Une partie importante de la population n'avait pas l'habitude de se laver les mains régulièrement, il fallait que ces gens là apprennent à changer leurs habitudes pour satisfaire un principe de base sanitaire.
Je me souviens pourtant que pendant mon enfance, autour des années 1970, mes parents nous avaient appris qu'il fallait se laver les mains au savon avant chaque repas, et après chaque passage aux toilettes.
Si nous comptons 3 repas quotidiens, et 4 ou 5 passages aux toilettes par jour, nous arrivons déjà à 7 ou 8 lavages des mains journaliers.
Il y aurait des individus qui seraient en dessous de ce nombre ? Incroyable, mais vrai semble-t-il !

Pendant tout ce temps, nous avons souvent entendu que les effets du virus dépendaient de la réponse du système immunitaire de chacun.

Comme évoqué précédemment dans plusieurs articles, les différentes pratiques Seitaï ont justement comme effet de stimuler le système immunitaire, comme toutes les fonctions autonomes de notre organisme.
Il existe par exemple des Taïssos spécifiques : les "Lympha-taïssos," qui ciblent le système lymphatique et agissent par conséquence sur le système immunitaire.

Un exemple vidéo de "Lympha-Taïsso" :




Les pratiques de "Yuki" ou "Katsugen-undo" ont également un effet bénéfique sur le système immunitaire.

Si au Japon le Seitaï est reconnu par le ministère de l'éducation, c'est parce que cette pratique porte en elle un intérêt incontestable pour l'épanouissement des individus qui ont choisi cette voie.

Un apprentissage, même basique, du Seitaï dans nos écoles ne serait-il pas alors bienvenu ? 



dimanche 13 janvier 2019

Développer la circulation du Ki

Seitaï
Développer la circulation du Ki, pour nous même (Katsugen-undo, Gasshô Gyô-ki,...) ou avec un ou plusieurs partenaires (Yuki, Tetsunage,...), est une capacité naturelle que nous pouvons par l'entraînement améliorer.

En soulignant cet aspect naturel du Ki, cela implique que du point de vue Seitaï, jouer avec le Ki n'est pas un pouvoir comme il en est question parfois dans les arts martiaux, ou pour faire une démonstration spectaculaire d'un don qui serait l'apanage de quelques rares individus.

Pour développer cette circulation du Ki, il faut donc garder à l'esprit l'omniprésence du Ki.
En acceptant cette omniprésence, il suffit alors de se placer dans un état d'accueil vis à vis du Ki.
Accueillir à bras ouvert le Ki, comme nous le ferions pour recevoir un être cher chez soi.
Ouvrir son esprit, son corps, son être entier.

L'esprit d'ouverture nécessaire pour permettre une circulation pleine et fluide du Ki, nous amène à comprendre qu'il n'est pas utile de montrer de la force pour favoriser la circulation du Ki.

C'est plutôt en se libérant du poids de notre ego que le Ki pourra s'exprimer, grandir, et illuminer notre personne.

La Force du Ki, est une force sans force.

Quand nous tenons quelqu'un par la main, quand un croyant joint ses mains pour faire une prière, il n'y a aucune notion de force qui entre en jeu, et pourtant une grande force s'exprime alors.


lundi 31 décembre 2018

Respirer et contempler !

Seitaï
Pour finir cette année 2018, à la veille de 2019, j'aimerais souligner l'importance de la respiration et de la contemplation :

Nous avons déjà évoqué le fait que respirer ne se limite pas à inspirer de l'air pour en récupérer l'oxygène grâce à nos poumons.
En effet, l'organisme dans son ensemble participe à la respiration.
Le ki profite de cette circulation pour passer dans notre corps et lui faire bénéficier de cette source vitale.

Pendant des frissons, ou un bâillement, nous pouvons facilement ressentir dans tout notre corps le parcours et les effets de la respiration.

Avec l'habitude de l'attention, il peut être facile de ressentir le parcours de la respiration dans l'ensemble du corps, à tout moment, même sans bâiller ou frissonner.
L'intérêt d'être conscient du passage du ki avec la respiration est que cela facilite la fluidité de cette circulation.
Il y a donc une synergie entre l'attention portée sur ce phénomène de respiration et la qualité de sa circulation.

Nous comparons souvent pendant les séances d'entraînement la circulation de la respiration et du ki, avec le va et vient de l'eau sur une plage en bord de mer.
Lorsque l'eau se retire, c'est comme une inspiration.
Quand le flot s'abat sur le sable, c'est l'expiration.

Si nous nous laissons absorber par cette image, nous pouvons atteindre un état de contemplation de ce phénomène.
Dans ces conditions, nous pouvons en ressentir un bien-être profond.
Ce qui permet cet état bienfaisant, c'est le fait que l'esprit se libère de tout ce qui l'encombre.
Focalisé sur cette contemplation, l'esprit est soulagé de son trop plein. Alors l'esprit et le corps flotte ensemble dans une ambiance agréable !

    




dimanche 17 septembre 2017

Développé au 20ème siècle, pour le 21ème siècle!

Seitaï

C'est au début du 20ème siècle qu'est né Haruchika NOGUCHI, le fondateur du Seitaï, au Japon.

Mais c'est peut-être au 21ème siècle, je l'espère, que cette pratique trouvera un public élargi, à travers le monde...





Je me souviens d'une réflexion faite par le pédiatre de mes enfants il y a une dizaine d'années, quand je lui faisais part du point de vue Seitaï sur la fièvre. Point de vue selon lequel il vaut mieux, d'une manière générale, ne pas entraver une fièvre, puisque celle-ci permet à l'organisme de mieux se défendre contre les virus et autres éléments pathogènes.
La réponse de ce médecin fut qu'effectivement, la fièvre stimule l'activité du système immunitaire, et diminue celle des virus et bactéries indésirables.
Nous étions donc d'accord, mais le docteur soulignait que la plupart des gens, y compris dans le milieu médical, n'étaient pas prêts à accepter cette attitude, notamment à cause de la peur des convulsions et de ses conséquences chez les jeunes enfants, qui est trop forte pour prendre ce risque, même si les cas dangereux sont très rares, et qu'on peut les voir venir et agir en conséquence.

Le médecin concluait que c'est de la médecine du futur dont je lui parlait à présent!...

Laisser l'organisme gérer son travail de défense, c'est lui permettre d'améliorer sa capacité naturelle de défense.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut jamais rien faire pour rester en bonne santé bien sûr!
Il existe un grand nombre de techniques et pratiques Seitaï pour aider le corps à mieux faire face à toutes les agressions et difficultés que nous pouvons rencontrer...

La technique de la serviette chaude et humide, les "Taïssos" (exercices spécifiques qui stimulent une partie ciblée de l'organisme), le "Katsugen-Undo", que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises dans les articles précédents, etc...

Un large éventail s'offre à nous pour notre bien être avec le Seitaï.
C'est toujours dans l'intention de stimuler notre corps, pour lui permettre de mieux répondre à ses besoins, et développer sa capacité d'autonomie que nous pouvons pratiquer, si nous le souhaitons, ce qu'a enseigné NOGUCHI Senseï, et d'autres après lui...

J'espère que ce 21ème siècle verra les consciences s'ouvrir au vaste horizon d'espoir et de liberté que propose cette fameuse pratique Seitaï!...
   

Connaissances et Reconnaissances

Seitaï
Notre éducation d'êtres humains modernes nous amène à accumuler beaucoup de connaissances. Chacun peut essayer de faire le tri de tout ça pour se faire des opinions, des convictions, des croyances, des réflexions, etc...

Ce que nous propose la pratique du Seitaï, c'est d'apprendre à reconnaître plutôt que de connaître.
Il existe des connaissances très vastes sur le fonctionnement de la vie humaine que souligne le Seitaï, mais pour que le pratiquant puisse réellement évoluer sur cette voie, il lui faudra développer sa capacité de reconnaissance...

Reconnaître, c'est aiguiser sa sensibilité pour capter et comprendre directement ce qui se déroule en nous.
Comprendre directement, c'est à dire sans passer par les filtres que peuvent constituer nos connaissances. Alors, il faut faire l'effort de se débarrasser de ses connaissances, pour accueillir, par une attitude d'ouverture, les phénomènes qui constituent la manifestation de cette vie qui coule en nous.
Vaste programme peut-on penser? Certes, mais des exercices simples que suggèrent le Seitaï permettent aux pratiquants de se lancer et d'avancer dans la découverte de ce qui fait leur vie...   



vendredi 10 février 2017

Définition 2017

Seitaï
En ce début d'année 2017, je propose une nouvelle définition du Seitaï :


Sur un plan individuel, le Seitaï permet :

 - des ajustements corporels, par des exercices physiques spécifiques (Taïssos).

 - Une stimulation des systèmes autonomes de l'organisme, comme le système moteur extra-pyramidal et le système nerveux neuro-végétatif (avec par exemple l'exercice du Katsugen-Undo).
Par cette stimulation, l'organisme voit sa capacité naturelle de réparation augmenté, et son système immunitaire amélioré.

- La pratique permet en même temps une amélioration de la circulation du Ki (Katsugen-Undo et Yuki).

Sur le plan collectif, la pratique Seitaï permet de renforcer le lien qui unit les individus par le Ki (Yuki, Tetsunage). Ce renforcement favorise une meilleure qualité de communication avec les autres!

Un mot encore sur le Ki : si cette notion de Ki reste floue pour celui qui n'y est pas accoutumé, cela devient une évidence pour le pratiquant confirmé, au même titre que de sentir l'odeur d'un plat savoureux! ressentir le Ki devient presque "banal" avec l'habitude d'une pratique adaptée!
  

dimanche 12 juin 2016

KI et énergie

Seitaï
Il me paraît important de tenter d'éclaircir la nuance entre "Ki" et énergie.

Le ki est souvent traduit par "l'énergie vitale".
Précédemment, j'ai choisi de définir le Ki par "la source vitale".
Pourquoi cette différence? simplement parce que le Ki n'est pas une énergie telle que l'on a l'habitude de la concevoir. Ce n'est pas une quantité mesurable par un quelconque appareil de mesure moderne.

Le Ki, je l'ai déjà dit, ne peut que se ressentir.

Le Ki, c'est ce qui permet à l'énergie de s'exprimer.

Le Ki est au delà de l'énergie, il est avant l'énergie.

La source de l'énergie, c'est le Ki... 

mardi 19 avril 2016

Seitaï, Ki, définitions 2016.

Seitaï
En cette année 2016, il me semble avoir enfin trouvé des définitions simples et convenables pour ces termes "Seitaï" et "Ki", mots qui nous intéressent particulièrement à travers ce blog.

Voici donc les propositions 2016 pour ces définitions :

Seitaï : Une éducation physique globale, dont la pratique personnalisée des nombreux exercices et techniques favorise l'amélioration et le maintien d'un équilibre physique, physiologique et psychique.

Ki :  Source vitale.

Nous pourrions ajouter à la première définition que cet équilibre amélioré et maintenu, s'obtient par le renforcement du ki lié à cette pratique...

jeudi 3 mars 2016

Seitaï, Quésaco (4)?

Seitaï
Dans l'article "Seitaï, Quésaco (2)?", J'évoquais la notion d'Education Physique, à propos du Seitaï, pour tenter de le définir.

Il faudrait ajouter, pour être encore plus clair, que la pratique du Seitaï nous permet de comprendre d'une manière générale, des principes de bases du fonctionnement de l'être humain.
Par exemple, l'importance de la respiration, ou de la transpiration, ou encore les différents types de mouvements et leur correspondances avec la colonne vertébrale...

De surcroît, cet apprentissage nous permet, en aiguisant la perception de notre corps, de nous familiariser avec notre propre fonctionnement. Ainsi, nos tendances comportementales individuelles, sur les plans physique, physiologique, et psychique nous apparaissent beaucoup plus clairement .

De cette manière, nous pourrons plus facilement reconnaître nos besoins et y répondre par l'application des techniques et méthodes appropriées, toujours dans le but de favoriser un meilleur équilibre de notre entité...

  

vendredi 26 février 2016

Seitaï? Quésaco (3)?

Seitaï
Le Seitaï souligne la dimension extraordinaire et insoupçonnée du potentiel naturel de l'humain.

Pour celui qui décide de suivre la voie Seitaï, se sera l'occasion de découvrir ce caractère hors du commun.

Les nombreux exercices et techniques proposés ont été élaborés pour permettre à l'organisme de retrouver un état naturellement apte à s'adapter à beaucoup de situations qui peuvent sembler difficiles.

J'avais évoqué dans un autre article le point "Kano-katten", un point sur les bras et les cuisses qui permet lorsqu'il est stimulé d'une manière précise, de faciliter la cicatrisation de plaies ou de brûlures, en agissant sur le système lymphatique pour nettoyer par l'intérieur ces lésions et éviter les infections.

Il existe également le point "Risho-katten" au niveau du ventre, qui à son tour stimulé, aide l'organisme à évacuer les éléments nocifs en cas d'intoxication alimentaire ou médicamenteuse.

Un autre point du ventre, "Kanjo yokuatsu katten", à lui un rapport avec l'aspect psychique de notre être et permettra s'il se trouve encore une fois stimulé, d'évacuer des émotions refoulées. 

La plupart du temps, les troubles de notre organisme sont vécus et compris comme des anomalies pour la plupart d'entre nous, et peuvent faire peur.

La vision Seitaï est d'un autre ordre : l'organisme est toujours à la recherche de son équilibre, nous parlons ici aussi bien de l'équilibre physique, physiologique, que psychique. Ce que beaucoup vont appeler les symptômes d'une maladie, nous préférerons appeler ça les réactions naturelles du corps pour chercher à maintenir cet équilibre.

Les pratiques Seitaï augmentent sensiblement les capacités naturelles de notre organisme prévues pour maintenir cet équilibre.

Par exemple, la fièvre. C'est une réaction naturelle qui diminue la vivacité des virus et autres éléments indésirables, et renforce l'activité du système immunitaire.

Dans la plupart des cas, à condition que l'individu soit suffisamment "Seitaïsé", il vaut mieux laisser la fièvre faire son travail pour que l'organisme puisse traverser ce moment certes peu confortable, mais nécessaire. Après la fièvre, l 'individu se sent comme "rafraîchit", car son corps à pu faire son nettoyage.

Le rhume, vu sous l'angle Seitaï, n'est qu'un passage normal pour que le corps puisse se réajuster face aux changements climatiques liés aux différentes saisons. Il faut préciser que le rhume d'une personne "Seitaïsée", sera un rhume de petite intensité, qui ne va pas dégénérer ni s'éterniser, parce que son corps aura réagit rapidement à son besoin d'adaptation.       



    

mardi 23 février 2016

Seitaï? Quésaco(2)?

Seitaï
Au Japon, le Seitaï est reconnu par le ministère de l'éducation.

Effectivement, c'est une éducation physique globale que propose cette pratique, à travers toute une gamme d'exercices, techniques, méthodes.

Nous pouvons donc définir le Seitaï comme une voie d'Education Physique Holistique.

Ce n'est pas à la légère qu'il faut envisager de s'engager sur la voie du Seitaï si l'on veut vivre pleinement les bienfaits d'une telle pratique.

Les pratiques Seitaï permettent de renforcer et de maintenir le lien intime qui unit notre corps avec notre esprit, en améliorant à la fois notre état physique et mental.

Ce nouvel état qui devient le nôtre au fur et à mesure de notre entraînement, transforme bénéfiquement la perception que nous avons de nous même et de notre environnement.

Cette voie que nous sommes libres de choisir, ou pas, nous entraîne sur un chemin sans limites. C'est une aventure pleine de surprises et de découvertes qui nous attend sur cette route...  



dimanche 27 décembre 2015

Seitaï ? ça sert à quoi?

Seitaï
Cette notion de Seitaï provoque chez la plupart d'entre ceux qui n'en ont pas fait suffisamment l'expérience, plusieurs questions : après "qu'est-ce que c'est?" vient souvent "à quoi ça sert?" "qu'est-ce que ça peut bien m'apporter?"

Même si on a eu une réponse qui paraît compréhensible sur la définition de ce terme "Seitaï", il n'est pas évident de se représenter concrètement l'apport d'une telle pratique.

Dans un premier temps nous pourrions dire que le Seitaï nous permet de ressentir notre vie sur terre avec à notre disposition un microscope et un appareil de vision grand angle...

Il devient naturel, au fil du temps et des entraînements, de ressentir les choses, sur un plan personnel, de plus en plus profondément, d'une façon de plus en plus subtile. En même temps, il devient aussi de plus en plus aisé de ressentir notre entourage, notre environnement, avec plus de clarté.
Cela ne veut pas dire que nous sommes forcément capables de mieux comprendre les choses comme un dictionnaire nous explique les mots, mais notre perception aiguisée par l'entraînement aux pratiques Seitaï nous apporte une meilleure justesse d'appréciation, une évidence marquante, comme si se révélait à nous les événements, sans filtre pour troubler leur quintessence.

Sur le plan mental, il se produit une ouverture de l'esprit. Les convictions que nous avions pu nous forger, parfois à tort, ou à raison, font place à une vision plus large de l'existence, avec des perspectives beaucoup plus étendues.

Tout cela peut sembler encore vague comme explication. Alors il serait peut-être bon de donner des exemples concrets.

La condition d'un être humain qui n'a pas suivit un entraînement particulier comme celui du Seitaï, ou d'autres disciplines équivalentes, fait que la plupart du temps il agit en lien direct avec ses émotions.

Les émotions entraînent trop souvent des illusions, qui ne nous permettent pas d'avoir un regard juste sur ce qui se passe réellement.

Allons-y pour un premier exemple :

- lorsqu'un objet nous glisse des doigts, si nous nous prenons à deux mains le visage en poussant un cri d'exclamation, l'objet en question aura toutes les chances de se briser sur le sol!
Dans ce cas nous pouvons facilement comprendre que c'est la peur, la crainte devant la teneur de l'événement qui a guidé notre réaction.
Si au contraire devant une situation de cette nature, nous laissons notre instinct agir comme il se doit, nous pourrons constater qu'avant même d'y penser nos mains vont se saisir de l'objet avant qu'il ne touche le sol.
Dans ce deuxième cas, c'est une vision claire de la situation qui nous conduit instinctivement, spontanément, à agir d'une manière adéquate pour éviter le regrettable.

Beaucoup des accidents de la circulation, en dehors de ceux liés à une vitesse excessive, ou à l'ingestion d'alcool ou d'autres drogues, sont issus de l'inattention.
On circule en voiture, moto, vélo ou à pieds avec tout un tas de pensées qui n'ont rien à voir avec notre déplacement sur la route.
On oublie que toute notre attention devrait être focalisé sur l'action de notre trajet routier pour pouvoir éviter un accident, qui parfois peut-être dramatique.
Avec la pratique Seitaï, qui nous habitue à être attentif, il devient facile de rester vigilant lors de nos déplacements.
Je me souviens avoir éviter à plusieurs reprises des accidents sur la route, dont un qui aurait pu avoir de graves conséquences, car à haute vitesse sur l'autoroute.
Des situations à risques nous entraîne facilement vers la panique, alors que celle-ci n'a pour effet que d'augmenter nos chances de subir des désagréments fâcheux.
L'entraînement Seitaï permet de percevoir les événements avec plus d'objectivité, sans être perturbé par des émotions qui submergent notre esprit et perturbent notre jugement, et notre réaction.

Au Japon le Seitaï est reconnu par le ministère de l'éducation. Peut-être faudrait-il également demander aux candidats au permis de conduire un niveau minimum requis en Seitaï?!

Avant de développer le Seitaï pour que tout un chacun puisse, s'il le désire, se l'approprier pour son propre épanouissement, Haruchika NOGUCHI était un guérisseur, quelqu'un que les gens allaient voir pour se sentir mieux.
On trouve dans le Seitaï des techniques de premiers secours, comme par exemple l'action sur le point dit "kano-katten"(Point Anti-Suppuration).
- Cette année, en faisant du bricolage, je me suis accidentellement glissé un morceau de métal sous l'ongle du pouce droit, ce qui évidemment amena une petite lésion sous cet ongle. Trop affairé dans mon entreprise de bricolage, je me contentais de me laver les mains au savon pour reprendre mon travail. Quelques jours plus tard, au réveil, je constatais que mon pouce avait douloureusement gonflé tout autour de l'ongle. Comme j'étais très pris ce jour là, je ne me suis préoccupé de ce pouce que le soir, en ayant enduré toute la journée cette désagréable douleur lancinante. Finalement, je me décidais avant le couché d'appliquer la technique que je connaissais sur ce "kano-katten", un point du bras situé à la base du deltoïde (muscle de l'épaule), sur le côté externe du bras. Le lendemain matin, mon pouce avait presque complètement dégonflé. J'ai continué deux fois par jour, le matin et le soir, à appliquer cette technique, et à la fin de la semaine, il n'y paraissait plus rien. Cette technique stimule le système lymphatique pour que l'organisme se débarrasse des infections de ce genre. Pour les petites brûlures également cette technique est efficace. 



Seitaï? Quésaco?!


Seitaï
En France, comme dans beaucoup d'autres endroits de la planète, le mot Seitaï est très peu connu.
Au milieu du 20ème siècle, Haruchika NOGUCHI, le fondateur, avait pu faire connaître d'une façon importante au Japon cette vision sur la vie.

Depuis presque un siècle, le Seitaï a réussi progressivement à traverser les frontières, grâce à un nombre croissant de personnes de tous horizons qui s'y sont intéressés. Certains ont suffisamment assimilé cette pratique pour la diffuser autour d'eux en créant des groupes de pratiquants.

L'ignorance de ce mot, pour la plupart des gens, leur fait forcément se demander ce que cela peut bien vouloir dire lorsqu'ils l'entendent pour la première fois.

Pour les pratiquants du Seitaï également, ce n'est pas facile d'expliquer ce qui est derrière ce mot. La raison en est simple : le Seitaï ne peut se comprendre réellement que par la pratique, donc toute tentative de définition ne peut qu'apporter une explication partielle.

Toutefois, il faut bien essayer de trouver une ou plusieurs définitions à ce terme pour permettre aux individus de s'en faire une idée, et pourquoi pas donner à certains l'envie de s'y essayer!

C'est par la lecture d'un article dans un magazine que j'ai moi-même eu envie de connaître cette pratique.


- Seitaï, qui veut dire "le corps accordé, équilibré, harmonisé", propose différentes techniques, des exercices, qui impliquent toujours une relation intime entre le corps et l'esprit. En restant attentif au corps pendant la pratique, nous renforçons cette relation.

- Le Seitaï nous invite à nous débarrasser de ce qui entrave le bon fonctionnement de notre être, tant sur le plan psychologique, psychique, que physique.

- La pratique du Seitaï consiste à un produire un entraînement dont le but est de stimuler les différents systèmes involontaires qui gèrent l'ensemble de notre corps, pour optimiser l'équilibre dynamique de la vie qui circule en nous.

- Itsuo TSUDA, qui introduisit le Seitaï en France dans les années 1970, disait du "Katsugen-undo", un des exercices essentiels du Seitaï, que c'est un entraînement du système moteur extrapyramidal.

- Pratiquer le Seitaï c'est mettre en oeuvre un contexte favorable à un meilleur élan vital.

- Le point de vue du Seitaï souligne l'immensité du potentiel humain, individuellement et collectivement. Le Seitaï nous propose alors de saisir l'opportunité de découvrir à quel point ce potentiel peut être vécu, pour soi, et en interaction avec les autres...

dimanche 22 novembre 2015

Le Salut.




Chaque séance de Seitaï commence et se termine par le salut.
Le mot "salut" vient du latin "salus"qui veut dire "salubre" ou "santé".

Le salut tel que nous le pratiquons avec le Seitaï, comme dans d'autres disciplines ou cultures traditionnelles, s'exprime par une inclinaison du buste. Cette inclinaison du buste entraîne forcément une expiration, et le retour de ce mouvement, lorsque nous nous redressons, amène une inspiration.
Nous pouvons maintenant comprendre facilement que le salut est une respiration!

Itsuo TSUDA, qui a écrit dans les années 1970, neuf livres en français sur le vaste sujet du Seitaï, leur a tous donné le sous-titre de : "école de la respiration".
Du point de vue Seitaï, il est essentiel d'avoir une respiration fluide, qui pénètre facilement et profondément à travers tout le corps pour bénéficier d'un bien être et d'une santé digne de ce nom.
La respiration ne se limite pas à l’absorption de l'oxygène dans les poumons, mais entraîne une dynamique de tout le corps, qui permet au "ki" de circuler dans l'organisme pour assurer son fonctionnement de la meilleure manière qui soit.
Le "ki", ce souffle de vie qui nous anime, profite de la respiration pour nous pénétrer. Le ki passe en nous, mais circule également entre les individus. Nous sommes reliés les uns aux autres par le ki.

En se saluant mutuellement, nous accentuons cette connexion par le ki!
En acceptant ce principe, il devient évident de considérer que le salut n'est pas quelque chose qu'il convient de prendre à la légère, si toutefois nous tenons à apprécier les bienfaits de ce geste "salutaire"!

dimanche 11 octobre 2015

L'état d'esprit, le dépouillement.

Seitaï
Haruchika Noguchi, fondateur du Seitaï au début du XXème siècle au Japon, parlait à propos de l'état d'esprit qui doit animer le pratiquant de Seitaï, de l'état de "Tenshin". C'est un état de l'esprit qui l'emmène dans "le cœur du ciel pur".
Cela veut dire que l'esprit n'est plus perturbé, encombré, parasité par les pensées qui s'accrochent et qui ont tendance à nous éloigner d'une ambiance où l'esprit peut connaître une plénitude, un retour à son état originel, une pureté sans tâches.

Pour atteindre ce niveau de pureté, il faut aller vers le dépouillement.
Itsuo Tsuda, qui introduisit le Seitaï en France et en Europe à partir des années 1970, commença à cette époque à écrire en français une oeuvre en 9 volumes sur le vaste sujet du Seitaï. En 1975, il donna à son deuxième tome le titre de "La voie du dépouillement".

Dans la vie que nous connaissons d'ordinaire, nous accumulons au fil des ans tout un tas de "matières" dans notre esprit : des convictions, des conditionnements, des points de vues plus ou moins figés, des peurs ou des angoisses, etc... Toutes ces matières forment comme des "couches" superposées, qui peuvent être des freins pour celui qui cherchent à garder l'esprit libre et ouvert.

Dans l'exercice du katsugen-undo, cet exercice pendant lequel le corps réagit par une expression dynamique et autonome, exercice déjà évoqué dans d'autres articles, il faut absolument atteindre un état d'esprit qui se rapproche le plus possible du "Tenshin". Pour cela, il faudra que l'individu se dépouille de toutes idées préconçues sur ce qui va se passer pendant le katsugen-undo, qu'il se dépouille de toutes intentions, de toutes volontés.
Quand l'esprit sera suffisamment "dépouillé", il aura atteint un degré de pureté qui permettra au corps de se libérer pour entreprendre ce travail de réajustement que l'on appelle dans le Seitaï, le katsugen-undo.
Itsuo Tsuda appelait le katsugen-undo : "mouvement régénérateur". Le sommeil possède lui aussi cette fonction régénératrice. On parle de sommeil réparateur.
Le problème est que l'être humain à tendance à perdre cette capacité régénératrice du sommeil, parce que le sommeil est trop perturbé par l'agitation excessive de l'esprit.

Nous avons tendance à mettre des "masques", des "accoutrements" en fonction des rôles que nous nous sentons obligés de jouer dans les sociétés qui nous entourent. Nous pensons que ces masques vont nous permettre de bien figurer, d'atteindre des objectifs prédéfinis, pourquoi pas?! je n'en sais trop rien... Mais en ce qui concerne l'essence de la vie qui circule en nous, si nous voulons lui permettre de s'épanouir en nous, il faut absolument enlever ces masques qui ne sont que des entraves pour notre bien être.
Il faut donc laisser apparaître cette nature profonde qui peut nous guider vers un équilibre bienfaisant, en se dépouillant de toutes matières superflues! C'est ainsi en tout cas que j'ai compris l'esprit Seitaï : un esprit clair, limpide, ouvert et libre!...



        

mercredi 16 septembre 2015

La posture.

Posture seïza.
Les différentes postures que nous adoptons au quotidien, au travail, à la maison, ont un impact sur notre organisme. Qui n’a pas entendu pendant son enfance de la part d’un adulte le fameux "Tiens toi bien!"... Dans les pratiques Seitaï, nous attachons également beaucoup d’importance à la posture.

Ce qui est essentiel pour nous, c’est de garder un bon placement de la colonne vertébrale, c'est-à-dire un bon "alignement" entre la tête et le bassin. La première vertèbre cervicale, nommée "Atlas", se situe juste au dessous du crâne, et le coccyx, dernier élément de cette colonne, est placé en arrière des os du bassin.

Les nerfs, qui irriguent notre organisme de leurs influx, sont connectés à la moelle épinière située dans la colonne vertébrale. De la posture dépend le bon, ou le mauvais, fonctionnement de la circulation de l’influx nerveux.
En japonais, le mot "nerf", se traduit par "shinkei", qui veut dire "le chemin des dieux"!
En effet, le  "ki" , ce "souffle" de vie, comme le traduit François Cheng de l’Académie française, du point de vue Seitaï, profite de la respiration pour d’abord circuler à l’intérieur de la colonne. Il s’y engouffre comme aspiré dans un puits, pour ensuite se diffuser dans l’ensemble du corps en passant notamment par les nerfs. Si la posture est correcte, cette circulation du ki pourra se faire de manière fluide et bénéfique…
Au contraire, si le mouvement du ki est contrarié par une mauvaise posture qui entrave son cheminement, l’individu verra son état se dégrader, avec des conséquences néfastes à plus ou moins long terme…
Au départ de la vie, nous sommes instinctivement conduit à adopter les bonnes postures, parce que nous fonctionnons alors de façon plus spontanée, en accord avec la force de la nature qui nous habite... Plus tard, notre condition d’être humain "civilisé" nous entraîne vers des attitudes posturales qui ne correspondent plus autant à ce que la nature avait prévu pour nous.
Juste un exemple : Nos chaises, fauteuils et canapés préférés nous incitent inconsciemment à prendre des habitudes posturales qui déforment très nettement le corps, et augmentent fortement les risques de lombalgies et autres traumatismes musculo-squelettiques…

 Le "jeu" du Seitaï consiste à nous permettre de respecter une bonne posture en toute circonstance, pour bénéficier d’une meilleure circulation du ki. En laissant le ki s’installer  "jusqu’au fond du ventre", par une respiration libérée des entraves de crispations parasites, nous permettons cette fluidité de la circulation du ki avec la respiration… Attention à ne pas tomber dans le piège de la rigidité en voulant trop bien faire ! Un bon alignement de la structure corporelle permet au corps de garder la souplesse pouvant répondre à tous les besoins de nos mouvements, voilà ce qui correspond à la recherche d’un état Seitaï …